EXOTRAPPIST
TRAPPIST (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescopes) est un double projet consacré (1) à la détection et à l'étude des exoplanètes en transit et (2) à l'étude des astéroïdes et des comètes. Son programme sur les exoplanètes, EXOTRAPPIST, a contribué à la détection de centaines d'exoplanètes. Le projet exploite deux télescopes robotisés, TRAPPIST-Sud au Chili et TRAPPIST-Nord au Maroc.
En 2008, Michaël Gillon, alors chercheur postdoctorant à l’Observatoire de Génève, eut l’idée d’un petit télescope robotique dédié à l’observation de transits d’exoplanètes. De retour à Liège en 2009, il en parla avec son collègue Emmanuël Jehin, expert dans l’étude des comètes, et ils montèrent ensemble le projet grâce à un financement FNRS qui permit l’acquisition et l’installation d’un premier télescope robotique de 60cm d’ouverture (diamètre du miroir primaire) au Chili, avec l’aide de l’Observatoire de Genève. Ce télescope commença ses opérations en 2010. Un financement de l’Université de Liège permit d’étendre le projet à l’hémisphère Sud en 2017 grâce à l’installation d’un deuxième télescope au Maroc, en collaboration avec l’Université Cadi Ayad de Marrakech.
Le programme scientifique de TRAPPIST est divisé en deux sous-projets : (1) EXOTRAPPIST, la recherche et l’étude d’exoplanètes en transit (PI : Michaël Gillon), et (2) un programme d’observation de comètes et d’asteroïdes (PI : Emmanuël Jehin du groupe ORCA). Sous la responsabilité de l’équipe EXOTIC, EXOTRAPPIST est essentiellement axé sur le validation et le suivi de candidats exoplanète en transit identifiés par des surveys à grand champ comme WASP, CoRoT, Kepler, et TESS. Entre 2011 et 2019, il a également compris la prototype de SPECULOOS qui a découvert l’extraordinaire système TRAPPIST-1.
